LA GAUCHE MODERNE - FEDERATION DU
CHER
http://lagauchemoderne-cher.com
La Gauche Moderne est le prolongement d’un club politique nommé « Gauche Moderne » fondé en 1999 par Jean-Marie Bockel, maire de Mulhouse, à l’époque député socialiste du Haut-Rhin et aujourd’hui secrétaire d’Etat à la justice.
Autour de lui, quelques amis pour la plupart aussi membres du parti socialiste, proches de Michel Rocard, de Dominique Strauss-Kahn, voire de Laurent Fabius, qui n’en étant qu’au début de ses contorsions idéologiques, et de ses postures multiples, s’affichait encore comme moderne. Ce club, seul à gauche, revendiquait l’étiquette, souvent considérée comme un oxymore, de « social-libéral », exprimant des valeurs comme la responsabilité et la solidarité, affirmant la complémentarité nécessaire entre droits et devoirs, entre concurrence et régulation, entre marché et rôle de l’Etat, un Etat qui devait être impérativement allégé et modernisé, sans perdre pour autant sa capacité à fixer les objectifs, à montrer la voie, à s’affirmer comme le garant du progrès et de la justice . Sur ces thèmes, il organisa des débats publics, publia des articles et des textes fondamentaux, élabora des projets, engagea des relations suivies avec des clubs sociaux libéraux européens, notamment blairistes comme ‘Policy Network », et s’installa, modestement mais visiblement dans le paysage intellectuel et politique Français. La gauche moderne passait d’un concept un peu vague à une « marque » bien identifiée, au moins par les spécialistes, et représentée par celui que beaucoup appelaient alors le « Tony Blair français », Jean-Marie Bockel. Sans être faux, c’était bien sûr exagéré, mais si flatteur ! S’investissant aussi dans la vie du parti socialiste, dont il représentait un courant, abusivement traité de droitier, « Gauche Moderne » fut à l’origine de contributions soumises au débat à l’intérieur du parti et présenta une motion intitulée « pour un socialisme libéral » au congrès du Mans en novembre 2005. Motion dont le score fût modeste – moins de 1% - mais qui avait été remarquée à l’époque et signalée, notamment par Max Gallo, comme la plus charpentée, la plus cohérente et la plus nouvelle des motions présentées.
En tous cas ce score montrait qu’il était inutile de continuer à tenter de rénover le parti socialiste
ou d’en modifier la trajectoire. Dès cette époque il était clair que ni la rénovation de la gauche, ni l’action pour la réforme ne pouvaient venir du Parti socialiste. C’est ailleurs qu’il fallait agir. Certains d’entre nous le
quitteront dès la fin 2005, d’autres plus tardivement, pendant la campagne présidentielle de Nicolas
Sarkozy ou après son élection. En tous cas, pour tous, cette élection représenta un moment décisif de
la vie politique, le moment où les lignes pouvaient bouger, où les anciennes frontières pouvaient éclater, où des choix nouveaux et des chances nouvelles s’offraient. Cette élection, si l’on
accordait foi à la campagne menée, pouvait représenter une chance de débloquer notre pays et d’ouvrir la voie du changement.
L’essentiel des membres du club « Gauche Moderne », approuvèrent le choix de Jean-Marie Bockel d’entrer dans le gouvernement de François Fillon, et l’accompagnèrent, sans réserves, dans sa démarche en faveur d’une politique de réforme et de modernisation de la France. Avec d’autres, venus d’horizons différents, du centre aux chevènementistes, mais faisant une analyse comparable,
et décidés eux aussi à rompre avec le passéisme et le dogmatisme qui avaient pu tenailler leurs propres organisations, avec des militants associatifs, avec des acteurs économiques et
sociaux, ils décidèrent de créer un parti politique cette fois-ci, « La Gauche Moderne ».
Parmi les ministres de gauche nommés par Nicolas Sarkozy, seuls Eric Besson et Jean-Marie Bockel (exclu pour cette raison du parti où il avait milité pendant plus de 30 ans) ont choisi de créer un mouvement politique. Mais alors qu’Eric Besson, après avoir hésité, choisissait (avant d’adhérer, à la surprise de beaucoup, à l’UMP !) de limiter « les Progressistes » à un club se manifestant essentiellement par des conférences ou des débats - souvent de qualité - Jean-Marie Bockel transformait son club en un véritable parti politique, avec congrès fondateur, motion d’orientation soumise au vote des militants, élection des organes dirigeants, organisation structurée en région et dans la plupart des départements, interventions sur tous les sujets politiques d’actualité, commissions qui travaillent –et publient- sur des sujets comme l’éducation, la sécurité, l’économie, présentation de candidats aux élections. Un site national (http://www.lagauchemoderne.org) et plus de 10 sites de fédérations relaient les activités et les positions de La Gauche Moderne et permettent un contact avec militants et sympathisants. Ce parti, qui représente le pilier de gauche de la majorité présidentielle (aux côtés des deux autres piliers que sont l’UMP pour la droite et le Nouveau Centre), pilier nécessaire à sa victoire et donc à la poursuite de sa politique de réforme, a commencé à se manifester publiquement dès novembre 2007, et a été officiellement fondé lors du Congrès tenu à Suresnes les 29 et 30 novembre 2008. A ce jour, avec un ministre, un sénateur (Daniel Marsin), deux députés européens (Marielle Gallo et Michèle Striffler), une centaine d’élus municipaux (bientôt des dizaines d’élus régionaux), 1.300 militants regroupés en plus de soixante fédérations, et de nombreux sympathisants, ce jeune parti commence à compter dans la vie politique de notre pays.
Marc d'Héré
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